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Pour ou contre un nouveau gardien ?
L’année 95 a mal commencé
pour Dominique Casagrande, blessé au visage à
l’entraînement, souffrant d’une entorse
à Nice, le gardien nantais sera opéré,
ce matin à la clinique St Vincent de Paul de Rezé,
de sa fracture du deuxième métacarpe.
Marraud sorti sur blessure (ligaments genou) à Monaco
le 10 novembre ramène à 2 le nombre de gardiens
indisponibles. Après cinq mois de compétition,
il ne reste qu’un gardien au FCNA : Eric Loussouarn,
20 ans, qui n’est pas le moins talentueux. Mais après
?
Après, il y a Aymeric Jouan, le troisième gardien
en formation, en NIII cette saison, et qui était l’an
passé avec les moins de 17 ans. Willy Grondin, champion
de France des moins de 15 ans avec l’Ile de la Réunion,
a lui aussi 20 ans. Il est bondissant mais sans expérience.
Mickaël Landreau est, lui, originaire d'Arthon-en-Retz.
A quinze ans et demi, il fait partie de l’équipe
de France des moins de 17 ans. S’il possède beaucoup
de maîtrise et de présence, il ne peut se débarrasser
depuis deux mois d’une blessure au genou.
Le retour de David Marraud à la compétition
étant prévu au mieux en mai, et celui de Dominique
Casagrande pas avant six à huit semaines, le FCNA s’interroge
sur les solutions à apporter.
Il reste aussi une possibilité : celle de rappeler
Jean-Louis Garcia, l’ancienne doublure de Marraud, qui
est chargé depuis le début de la saison d’entraîner
les gardiens. L’intéressé a déjà
dit qu’il se tenait prêt…
Ouest-France - 13/01/95
Le Pays de Retz était représenté
samedi dernier sur la pelouse du Parc des Princes. Pas pour
la grande finale, celle de la coupe de France, mais pour la
Gambardella, celle des juniors. Mickaël Landreau, le
gardien de but de l'équipe de Nantes, est en effet
originaire d'Arthon-en-Retz. Malgré plusieurs interventions
jugées exceptionnelles par les observateurs, le jeune
goal (benjamin de l'équipe nantaise), a dû s'incliner
une fois, permettant à Montpellier de l'emporter. Mais,
on devrait reparler de Landreau dans les poteaux tant le garçon
paraît promis à un bel avenir.
Ouest France - 11/09/96
Landreau a réussi
son examen
A dix-sept ans et demi,
le jeune gardien nantais a été l'homme du match
à Bastia. Désormais, il veut confirmer à
la Beaujoire. Mais il veut aussi obtenir son bac S à
la fin de la saison.
Il est 16h30, jeudi, lorsqu'il repose une dernière
fois le combiné du téléphone d'un bureau
de la Jonelière. "Oh la la, la prise de tête…"
Il a encore une télé à faire et la journée
média de Mickaël Landreau sera terminée.
"Après, on dit stop", dit une voix
nantaise. "Vous allez le tuer", prédit
Georges Eo. Seule CNN International n'est pas venue aux nouvelles.
"Et aussi Canal Jimmy…", se marre
Dominique Casagrande, attelle au pied.
A dix-sept ans et demi, Landreau a donc fait son entrée
par la grande porte de la D1. Et pas n'importe où,
à Bastia, broyeur d'espoirs, briseur de rêves
et véritable juge de paix. Alors "Micka",
comme ils disent à Nantes, raconte Furiani.
"On m'avait prévenu que ce serait chaud, mais
moi, je n'ai pas trouvé … Je n'ai pas été
si impressionné que ça." Même
lorsque Moravcik, furieux d'avoir vu le jeunot arrêter
son peno, s'est essuyé ensuite le bout des crampons
sur son visage ? Mais non, le troisième gardien du
FCNA, par ordre du mérite est un calme qui sait où
il va et par où il faut passer.
Son premier match en D1 ne l'a pas tracassé plus que
cela. C'est le privilège de la jeunesse. "C'est
vrai, j'ai bien dormi dans la nuit de mercredi à jeudi."Il
a simplement sauté la sieste d'hier, "car
j'avais des cours en retard", et notamment un contrôle
de physique qui est finalement passé à l'as.
Il va passer un bac en fin d'année, "mais
ça va devenir difficile si ça continue"…
Or il y a toutes les chances pour que ça continue,
en effet, ce sera lui qui jouera contre Nice et seule une
sélection chez les juniors aurait pu l'en empêcher.
"Ma famille sera là. Il y aura aussi tout
ce public…" La Beaujoire ne lui fait pas peur,
au contraire, mais on sent chez lui que c'est ici qu'il faut
s'imposer avant d'envisager la suite.
Pour ce gardien de but qui avoue que son modèle "c'est
Barthez", rien ne vient trop vite, "car
je me dis pas que j'ai dix-sept ans ; je prends ce qui arrive
comme ça, car il faut bien débuter un jour".
Il ne donne pas l'impression non plus d'être bouffé
par le stress - "car il faut savoir aussi le cacher"
- et n'a toujours pas analysé son match de la
veille. "On a ramené un point de chez le second,
je sais que c'est bien, voilà".
Maintenant, il va poursuivre sa route. Tranquille. "Comme
tous ceux d'Arthon-en-Retz (Loire-Atlantique) où je
suis né ! On est presque à la campagne là-bas…"
Sous entendu : on ne s'emballe pas facilement devant
la première télé venue ou le premier
stylo qui passe. On s'accroche à du plus solide.
L'Equipe - 04/10/96
Mickaël Landreau
toujours dans les buts
Il aurait été dommage que la belle
histoire de Mickaël Landreau ne connaisse pas une suite,
au stade de la Beaujoire, à l'occasion de la visite
de l'O.G.C.Nice.
Ouest-France - 04/10/96
Jean-Claude Suaudeau aura à résoudre
deux problèmes avant cette rencontre.
Celui du gardien. Il a été
l'objet de beaucoup d'hésitations la saison passée.
L'entraîneur doit-il prendre en considération
le fait que Casagrande est le titulaire et qu'en conséquence
la place lui revient ? ou lui faut-il considérer que
le parcours quasiment sans faute de Landreau impose qu'il
reste jusqu'au premier accroc ? Lui mettre au-dessus de la
tête cette épée de Damoclès que
pourrait être une faute est-il plus injuste que lui
permettre de sortir la tête haute ? Avouons que la position
de Suaudeau est délicate.
Presse-Océan - 6 décembre 1996
Landreau va signer pro
Le FC Nantes Atlantique ne tient pas à
se faire souffler son jeune gardien de but, Mickaël Landreau
(17 ans et 8 mois), et vient de lui proposer un contrat pro
de trois ans. Logiquement, d’après Robert Budzinski,
l’affaire devrait se passer comme une lettre à
la poste.
L’Equipe - 25/01/97
Nantes : le dossier gardien
Chez les Canaris, ils sont
trois pour une seule place. Une situation embarrassante.
Présenté dans nos colonnes comme
la révélation du championnat au poste de gardien
de but, Mickaël Landreau appartient à cette catégorie
d'enfants surdoués dont on ne sait pas vraiment pourquoi
ils grandissent si vite. Devant la complexité du phénomène,
une réaction s'impose néanmoins : tout faire
pour éviter les dérapages. A 17 ans, le portier
des Canaris offre toutes les garanties de ce côté-là,
semble-t-il, mais les dirigeants nantais, en revanche, sont
dans l'embarras.
Annoncés tout à tour comme des titulaires en
puissance, Casagrande et Loussouarn vont-ils accepter longtemps
de jouer les doublures derrière le môme ? Pas
si sûr. Même si le cas du second nommé
paraît résolu pour la saison -une voix anonyme
au sein du FCNA lui ayant conseillé de chercher un
autre club après ses échecs répétés
pour assumer les fonctions de numéro un-, le Toulousain,
lui, ne se satisfait pas forcément de son sort.
Nantes possède en Mickaël Landreau un gardien
d'une précocité si rare que cela mérite
bien quelques égards? Relancé à l'occasion
de la Coupe de la Ligue, "Casa" est d'ailleurs le
premier à en convenir : "Je continue de penser
qu'il faut faire confiance à un gardien sur plusieurs
matches même si je suis victime de ce système
!"
Plutôt beau joueur le titulaire du début
de saison entretient pourtant le doute quand il affirme qu'il
y a trois gardiens de qualité à Nantes.
A quoi faut-il donc s'attendre? Le directeur sportif nantais
donne un début de réponse. "Il est
clair qu'on ne peut pas rester avec trois gardiens de cette
valeur mais on n'avait pas prévu de traiter le cas
Landreau si vite". Mickaël non plus, qui a
dû tout repenser lui aussi. "Je ne sais pas
si je suis une exception, on pourra le dire dans dix ans peut-être,
mais je suis la preuve que les jeunes peuvent avoir leur place.
Et je ne crois pas que les autres soient jaloux car je concrétise
leur rêve en quelque sorte. Maintenant, il faut que
je gère cette situation tout seul. Mes parents ne seront
pas toujours derrière moi", concède
le gardien nantais." J'ai suivi l'affaire Anelka
évidemment, toutefois je suis persuadé qu'on
a plus de chances de jouer en restant dans le club qui vous
a formé."
Landreau parle et agit déjà comme un sage. Il
négocie actuellement son contrat avec les dirigeants
du FCNA sans même avoir pris le soin de s'attacher les
services d'un agent. "je n'en vois pas l'utilité
pour le moment, décrète-t-il. Je fais confiance
à Laurent (Guyot), Serge (Le Dizet) et Christophe (Pignol)
pour m'orienter." Devant un tel aplomb, Budzinski
s'incline. "Ou il signe un premier contrat pro de
trois ans comme nous le permet une dérogation depuis
le 1er janvier, ou on attend qu'il ait 18 ans (le 14 mai prochain)
pour l'engager cinq ans. Mais je crois qu'on va se prononcer
rapidement", admet "Bud".
Le Journal du Dimanche – 26/01/97
Landreau discute toujours
Robert Budzinski et Mickaël Landreau (le
gardien de but vient de faire une contre-proposition aux offres
du club) sont d’accord sur un point : « L’affaire
suit son cours. » Pour l’heure, les négociations
échappent sur «deux ou trois points »,
explique le joueur. On discute sur quelques détails
financiers mais, surtout, sur des clauses ; et ça prend
un peu de temps ». En apprenant que le Réal Madrid
s’intéressait à son cas et pourrait prendre
contact avec lui dès lundi prochain. Landreau a avoué
que des agents mandatés «par le Milan AC et Arsenal
» lui avaient téléphoné, mais que
tout cela «le faisait bien rire ». Du côté
du FCNA, on espère en
L’Equipe - 07/02/97
Des gardiens décidés…
à partir
Dans la dernière livraison de Sportmania,
le bimensuel du FC Nantes Atlantique, Eric Loussouarn et Dominique
Casagrande s’interrogent sur leur avenir. Le premier,
actuellement troisième gardien dans l’ordre du
mérite, est clair : « Mon avenir ? Franchement,
je le vois ailleurs. Je suis persuadé que je peux réussir,
il ne me manque pas grand-chose et peut-être le trouverai-je
ailleurs ; dans mon intérêt, il faut que je m’en
aille. »
Le second est tout aussi circonspect. « A la fin
de la saison, il me restera un an de contrat, ce qui signifie
beaucoup de choses. Cela fait trois ans que je suis là,
je suis champion de France, j’ai disputé une
demi-finale de Ligue des Champions… Mais j’ai
encore envie de progresser, j’ai beaucoup appris ici
et je ne veux pas m’arrêter là. »
Tous les deux paraissent d’autant plus décidés
que Mickaël Landreau paraît avoir pris un net ascendant
et semble peu décidé à rendre son tablier.
L’Equipe - 14/02/97
Jusqu’où ira Nantes ?
Certains commencent à exhumer
quelques articles de presse ou à se souvenir de quelques
paroles, fatales et fatalistes, lâchées lorsque
rien ne tournait bien rond. C’était en août
et septembre 96 lorsque les médias au chevet d’un
FC Nantes Atlantique moribond, auscultaient le malade et pensaient
au pire. Au soir, d’un pénible 2-2 devant Lyon,
même Japhet N’Doram qui ne passe pas pour un rigolo
dans le milieu, lâchait, alarmiste, que Nantes devait
«désormais songer à éviter
la D2 » alors que les Canaris squattaient la bande
des quatre relégables.
Les Canaris peuvent s’appuyer sur quelques arguments
de premiers ordres pour emballer leur affaires.
1 - Un collectif redevenu inoxydable.
A commencer par une organisation et un équilibre défensifs
de pointe. Le « paquet » comme dit Jean Claude
Suaudeau à propos de son dispositif défensif
proprement dit, qui va de Landreau à Jean-Michel Ferri,
s’est cimenté au gré des rendez-vous réussis
et des rencontres maîtrisées.
2 - Des hommes clefs
Fatalement, il en existe. Landreau, par exemple. Le jeune
Mickaël a donné du talent à ses défenseurs
: depuis son premier match à Bastia, le 2 octobre,
jusqu’à celui de samedi toujours contre Bastia,
il n’a encaissé que 9 buts en 19 levées
alors que le FCN en avait concédé 17 lors des
9 premières journées !
Jocelyn Gourvennec et Japhet N’Doram sont les deux autres
hommes clés cités par le journaliste cité
ci-après.
L’Equipe - 14/03/97
Lire
la suite : Les sélections Nationales
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